Un souper bénéfice qui me tient à cœur - Nancy Pollard

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Un souper bénéfice qui me tient à cœur

Un souper bénéfice qui me tient à cœur - Nancy Pollard

Je vais avoir un rendez-vous dans une clinique dentaire Boisbriand lundi, et à cause du produit pour geler mes dents et mes gencives, j’espère que ma bouche sera dégelée à temps pour le souper-bénéfice qui aura lieu au Buffet des Continents ! À tous les ans, ce restaurant ramasse des denrées non-périssables pour les organismes de bienfaisance, et offrent des paniers de Noël aux gens dans la misère. Je voudrais y aller, mais je veux bien profiter de ce souper. Ce n’est pas parce que je dois absolument recevoir quelque chose en échange de mes dons, mais c’est plaisant d’avoir un bon repas gratuitement, une fois de temps à autre.

C’est généreux de leur part de faire ça. Ce souper gratuit a débuté, il y a environ dix ans, si ma mémoire est bonne. Depuis cinq ans, j’y vais à toutes les années. Je ne savais pas, avant ça, que ça existait, mais dès que j’ai entendu parler de cet événement, je me suis mis à y aller. Ce sont des amis qui m’en ont parlé à un moment donné, parce que le frère d’un de mes bons amis est bénéficiaire de ce service, à chaque Noël. Donc, on a commencé à donner des denrées pour aider à remplir les boîtes qui sont remises à plus de 2 000 familles de la région.

J’aime voir des gestes de bienfaisance comme ça. Ça fait chaud au cœur de savoir que les gens sont prêts à remettre des sous et de la nourriture, pour faire en sorte que tout le monde ait un temps des fêtes un peu plus agréable. Par contre, ce qui me dérange un peu, c’est que par la suite, les pauvres ne reçoivent pas grand-chose. Les banques alimentaires se retrouvent avec presque rien pour environ deux mois.

Alors, il y a quelque chose à faire pour changer cette situation. Il faudrait s’assurer que les gens ne soient pas gâtés seulement pendant les deux semaines de festivités. Ce n’est pas correct de penser à eux, seulement pendant la saison de la générosité, et après, ne plus donner pour les aider.

Peut-être, ce serait bien de la part des œuvres de charité, de se mettre à mieux gérer leurs budgets aussi. Ils devraient peut-être prendre une part de cet argent, et la mettre de côté pour pouvoir acheter des denrées non-périssables après que le temps des fêtes soit passé. Ainsi, si les gens ne pensent plus aux pauvres à ce moment-là, quelqu’un d’autre doit s’en charger.