Pour la Saint-Valentin - Nancy Pollard

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Pour la Saint-Valentin

Pour la Saint-Valentin - Nancy Pollard

Je cherchais un cadeau pour mon conjoint. La Saint-Valentin se rapprochait, et je ne lui avais toujours rien trouvé encore. Je ne souhaitais pas un objet banal, qu’il mettrait dans un tiroir sans jamais plus le ressortir. J’avais vu, sur Internet, de la publicité pour un sac à ordinateur qui me paraissait bien pratique. En cuir et en coton, il était d’une forme assez haute et ses nombreux compartiments permettaient de ranger beaucoup d’accessoires. Le ton bordeaux de l’intérieur du sac était très chic. Mais je ne l’avais pas pris, car j’avais remarqué que mon conjoint avait récemment changé de sac pour son ordinateur portable. Porté en bandoulière, c’était le total opposé de celui que j’avais sélectionné. Je me suis dit que je devrais être plus attentive au style de mon homme. Je continuais donc à chercher. Une montre en bambou me plut assez.

Sa teinte beige clair, très naturelle, serait parfaite pour aller avec toutes les tenues. Le cadran était simple, sans indication de chiffres, seules de petites barres argentées marquaient les minutes et les heures. Le sigle du fabricant, un flocon de neige stylisé, était présent sur le cadran gravé dans le bois de bambou. Pas très convaincue par mon choix, finalement, car je n’avais jamais vu mon conjoint porter une montre, j’allais en ville pour regarder les nouvelles collections d’hiver pour les hommes. Dans une boutique d’une marque anglaise très renommée pour ses coupes impeccables et classiques, je vis une chemise qui irait parfaitement comme présent pour la fête des amoureux. J’entrais dans la boutique pour regarder plus en détail ce modèle. Un vendeur très attentionné vint immédiatement pour m’aider. Il me présenta plusieurs produits qui, selon lui, se vendaient très bien.

La chemise rose et jaune à carreaux, n’était pas du tout ce que je pensais prendre pour mon amoureux, mais elle serait géniale sur mon frère. Je la pris. Avec de petits carreaux noir et violet, et une poche sur la poitrine, d’un tissu uni noir, celle que je vis sur un mannequin était plus dans les couleurs que mon conjoint portait. Quand je rentrais à la maison, en fin d’après-midi, j’essayais d’être discrète pour que mon conjoint ne voie pas mes emplettes. Il était à une rencontre avec un spécialiste en gestion de patrimoine, d’après le message vocal qu’il m’avait laissé. Il ne rentrerait qu’en début de soirée. J’eus tout le temps de cacher son cadeau et de préparer un bon souper.