Le déclic qui a changé toute ma vie - Nancy Pollard

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Le déclic qui a changé toute ma vie

Le déclic qui a changé toute ma vie - Nancy Pollard

Avec une adolescence douloureuse, j’ai appris à devenir une femme indépendante, mais solitaire. J’étais connue pour mon fort caractère et j’étais perçue comme une personne rigide et très froide. Étant consciente de ce caractère, je l’ai quand même pris comme un atout afin de construire mon avenir et surtout, pour optimiser mon style de leadership. Il fallait bien que j’en fasse quelque chose de cette « rigidité » et de cette « rudesse ». Alors, je me suis investi à fond dans mes études, afin de devenir un bon leader et un bon manager. J’ai ainsi, tout appris de ce qu’est le style autocratique qui pouvait bien s’adapter à mon caractère. De ce fait, dans le cadre de mon travail actuel, je suis perçue comme une femme non-négociable et souvent autoritaire. Une aubaine, car on ne pouvait pas marcher sur mes plates-bandes, et tout le monde était conscient qu’il fallait suivre mes directives pour ne pas me contrarier. Certes, je n’étais pas aimée en tant que cadre dirigeant, mais les résultats étaient palpables et personne n’osait blaguer sur les tâches que je leur ai assignées.

Toutefois, un jour comme les autres, alors que je faisais mes démarches de suivi et de contrôle journalier, j’ai surpris des collègues de travail qui se faisaient une petite réunion de groupe, durant leur pause. En effet, en optimisant le système de rotation des pauses goûters et déjeuners, l’organisation leur permettait cela. Ces derniers ne m’avaient pas vu, mais moi, j’avais entendu ce qui se disait. Ou devrai-je dire, ce qui s’organisait ! En fait, tout le personnel de mon service allait faire une sortie récréative le weekend prochain, mais ils ont bien souligné que ceci ne devrait en aucun cas, arriver à mon oreille. Je ne serais pas la bienvenue selon eux, car avec mon caractère, je gâcherai tout.

Je me suis éclipsée un petit moment dans mon bureau pour digérer ce que j’avais entendu. Et à un certain moment, j’ai décidé de sortir un peu pour m’abriter sous un auvent voile dans la cour de l’entreprise, pour prendre l’air. Il faut dire que je ne savais pas qu’avec mon caractère, j’en étais arrivée à être autant détestée, non seulement dans le cadre du travail, mais aussi, dans ma vie sociale.  Cette situation m’a pris de revers. Ainsi, arrivée à la maison, j’ai repris mes cours sur le leadership démocratique, afin de revoir mes axes de management. Et là, je me suis dit, « il faut que je fasse l’effort de changer et d’apporter plus de dialogue au sein de mon équipe et de me rapprocher de mes collaborateurs. » Enfin, il fallait surtout que je me fasse des amis et que je me construise une vie sociale.