Cocooning extrême - Nancy Pollard

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Cocooning extrême

Cocooning extrême - Nancy Pollard

Avoir une meilleure amie, c’est comme avoir une sœur. Et bien que sa présence soit une véritable bénédiction en toutes circonstances, il y a une chose que j’ai toujours particulièrement appréciée parmi les moments que nous partagions : nos soirées cocooning. Le temps d’une soirée, nous prenions le temps de nous faire du bien, et en profitions pour jouer les commères, et nous raconter les derniers potins. Nous avions un petit rituel pour ce genre de soirée. Faire un tour au supermarché du coin, pour acheter du vin, des chips et du chocolat, nous choisir un bon film totalement romantique pour évidemment, pleurer un peu ensemble, puis tester de nouveaux produits de beauté. Généralement, nous nous adonnions à cela lorsque l’une ou l’autre avait le cœur brisé. Il n’y avait pas pareille consolation. Mais cette fois-ci, l’occasion était assez exceptionnelle.

Luxe, calme et volupté

Après s’être mariée, elle était allée vivre à Amsterdam avec son mari, mais elle devait passer quelques jours à Montréal pour le travail. Elle était donc descendue dans l’une des meilleures suites du Sofitel Montréal Golden Mile, et voulait absolument qu’on se fasse une petite soirée entre filles. Elle m’avait appelé en début de semaine pour me demander de libérer mon vendredi soir. Toute la semaine j’avais trépigné d’impatience, et lorsque le jour arriva enfin, je n’avais pas pu attendre dix-huit heures pour la rejoindre. Elle m’attendait déjà à son hôtel. Le programme avait déjà été préétabli. D’abord séance beauté, épilation à la cire, le moment de relaxation dans le jacuzzi avec l’incontournable coupe de champagne à la main, le masque à l’argile pour une peau douce et hydratée, puis la manucure et pédicure à la française. Une fois apaisées et chouchoutées, dans nos luxueux peignoirs blancs, nous nous jetâmes sur le chariot de gourmandises que le service aux chambres était venu nous porter.

Un réel moment de bien-être

Je me sentais comme dans un épisode de Gossip Girl avec tout ce luxe autour de moi. Les plats étaient délicieux, et le champagne commençait à me donner un peu le tournis. Très vite, la chambre fut remplie de fous rires hystériques, et le temps d’une soirée, j’avais eu la sensation d’être retombée en adolescence, à l’époque où nous étions toutes les deux étudiantes, et où nous vivions dans des résidences qui avaient grand besoin d’une décontamination. Malgré la distance qui nous séparait dorénavant, elle restait la personne qui me connaissait le mieux, et avec qui je pouvais totalement me lâcher. Ma seule et unique véritable amie.